Cher lecteur, tu y es peut être déjà habitué, mais encore une fois, ta serviteuse adorée va te servir de l'info de premier ordre. En effet, je ne sais pas si tu es déjà au parfum, mais :
C'est l'été.
Et oui, on y croyait pas, quand on était encore coincés en cours d'histoire, ça avait l'air d'un rêve lointain, un peu fou, mais maintenant, on le sent passer.
Ce dont tu te rends compte, c'est que tu n'as pas l'air très fin, enfermé dans ta chambre aux volets fermés, avec 3 ventilateurs dont tu as passé toute la matinée à régler les trajectoires pour que le centre de la pièce soit toujours aéré, à te faire un marathon des jeux vidéo que ça aurait été trop dommage d'oublier... Mais ce que tu n'as peut être pas encore percuté, c'est que cette période de l'année qui te sépare de l'habituel pélerinage à Malte te renvoie directement à une autre période de ta vie, dont tu n'as surement plus de souvenirs très nets : celle que j'aime appeler le baby time.
Je sais, la ressemblance entre le clodo amorphe que tu es devenu et les bébés tout roses qui roulent au Blédina n'est pas flagrante. Mais je te rassure, c'est uniquement dû à l'attention que te portent tes papa/maman, qui a considérablement baissé depuis que tu sais traverser la rue. Désormais, ils se sentent beaucoup moins concernés par la fréquence de tes bains, et ne vérifient même plus si tu as encore tes deux chaussettes en fin de journée. Oui, ça fait mal, c'est révoltant, on se sent abandonnés, et ça explique notre amertume quasi-permanente, ainsi que tous les problèmes de la société actuelle, même si le mec de C dans l'air n'est pas de mon avis.
Certains d'entre vous auront envie de protester : "non, nous sommes indépendants, nous avons notre permis de conduire et nous achetons des capotes pour autre chose que les batailles de bombe à eau ou pour voir si celles à la fraise peuvent faire office de chewing gum!"
Mais ne luttez pas, mes agneaux, car en chacun de nous braille un bébé qui veut son Doutsy-Poutsy, ou peut importe quel nom il a pu attribuer au doudou dégueu dont la longue carrière n'est pas à envier.
Voyez les choses en face. Avec la chaleur, on fait pas nos nuits, et passés les 15 jours où on se fait des buffets de kinder bueno pour fêter notre remise en liberté, on a plus la force de manger solide.
On comprend aussi enfin pourquoi on a si peu de souvenirs de l'âge des couches culottes : quand TOUT dans la journée devient un événement, depuis les dessins animés du matin jusqu'au retour de maman du travail en passant par la quotidienne de Secret Story, ça devient impossible de savoir qu'est-ce qui mérite d'être gravé dans notre mémoire.
En revanche, on a vaaaaachement de temps pour reflexionner. Autrefois, je me demandais si ça valait plus le coup d'être princesse, ou fée. Bah parce que les princesses elles étaient riches et belles, ok, mais si les fées avaient des pouvoirs, elle pouvaient sans problème se faire une magico-rhinoplastie et engraisser régulièrement leur compte en banque. Et pourtant elles avaient la facheuse tendance d'aider les princesses à se taper tous les palefreniers de Royaume Land, tout en continuant à vivre à l'écart de tout dans leur arbre-maison. Bref, de quoi déconcerter bébé Marie.
Maintenant, grande Marie se demande plutôt si respirer par la bouche pendant 3 mois pourait entraîner une réduction de son appendice nasal, qui logiquement, devrait piger le message, et se ratatiner sur lui même s'il veut ressentir l'odeur de l'oxygène à nouveau. Mais après 5 minutes d'essai, grande Marie a décidé qu'il était plus sage de revenir à ses problèmes existenciels de jeunesse, qui ne risquent pas de la pousser au suicide accidentel. Bon, sauf quand je me demandais si je pouvais planer tel Peter Pan, mais passons.
Etant donné que je sens que vous avez tous besoin d'une petite pause pour renouer avec votre bébé-vous, je vous laisse sur ces passionnantes réflexions, et vous souhaite une bonne fin de journée qui sera, j'en suis sûre, aussi riche que la mienne en rebondissements.
Ce dont tu te rends compte, c'est que tu n'as pas l'air très fin, enfermé dans ta chambre aux volets fermés, avec 3 ventilateurs dont tu as passé toute la matinée à régler les trajectoires pour que le centre de la pièce soit toujours aéré, à te faire un marathon des jeux vidéo que ça aurait été trop dommage d'oublier... Mais ce que tu n'as peut être pas encore percuté, c'est que cette période de l'année qui te sépare de l'habituel pélerinage à Malte te renvoie directement à une autre période de ta vie, dont tu n'as surement plus de souvenirs très nets : celle que j'aime appeler le baby time.
Je sais, la ressemblance entre le clodo amorphe que tu es devenu et les bébés tout roses qui roulent au Blédina n'est pas flagrante. Mais je te rassure, c'est uniquement dû à l'attention que te portent tes papa/maman, qui a considérablement baissé depuis que tu sais traverser la rue. Désormais, ils se sentent beaucoup moins concernés par la fréquence de tes bains, et ne vérifient même plus si tu as encore tes deux chaussettes en fin de journée. Oui, ça fait mal, c'est révoltant, on se sent abandonnés, et ça explique notre amertume quasi-permanente, ainsi que tous les problèmes de la société actuelle, même si le mec de C dans l'air n'est pas de mon avis.
Certains d'entre vous auront envie de protester : "non, nous sommes indépendants, nous avons notre permis de conduire et nous achetons des capotes pour autre chose que les batailles de bombe à eau ou pour voir si celles à la fraise peuvent faire office de chewing gum!"
Mais ne luttez pas, mes agneaux, car en chacun de nous braille un bébé qui veut son Doutsy-Poutsy, ou peut importe quel nom il a pu attribuer au doudou dégueu dont la longue carrière n'est pas à envier.
Voyez les choses en face. Avec la chaleur, on fait pas nos nuits, et passés les 15 jours où on se fait des buffets de kinder bueno pour fêter notre remise en liberté, on a plus la force de manger solide.
On comprend aussi enfin pourquoi on a si peu de souvenirs de l'âge des couches culottes : quand TOUT dans la journée devient un événement, depuis les dessins animés du matin jusqu'au retour de maman du travail en passant par la quotidienne de Secret Story, ça devient impossible de savoir qu'est-ce qui mérite d'être gravé dans notre mémoire.
En revanche, on a vaaaaachement de temps pour reflexionner. Autrefois, je me demandais si ça valait plus le coup d'être princesse, ou fée. Bah parce que les princesses elles étaient riches et belles, ok, mais si les fées avaient des pouvoirs, elle pouvaient sans problème se faire une magico-rhinoplastie et engraisser régulièrement leur compte en banque. Et pourtant elles avaient la facheuse tendance d'aider les princesses à se taper tous les palefreniers de Royaume Land, tout en continuant à vivre à l'écart de tout dans leur arbre-maison. Bref, de quoi déconcerter bébé Marie.
Maintenant, grande Marie se demande plutôt si respirer par la bouche pendant 3 mois pourait entraîner une réduction de son appendice nasal, qui logiquement, devrait piger le message, et se ratatiner sur lui même s'il veut ressentir l'odeur de l'oxygène à nouveau. Mais après 5 minutes d'essai, grande Marie a décidé qu'il était plus sage de revenir à ses problèmes existenciels de jeunesse, qui ne risquent pas de la pousser au suicide accidentel. Bon, sauf quand je me demandais si je pouvais planer tel Peter Pan, mais passons.
Etant donné que je sens que vous avez tous besoin d'une petite pause pour renouer avec votre bébé-vous, je vous laisse sur ces passionnantes réflexions, et vous souhaite une bonne fin de journée qui sera, j'en suis sûre, aussi riche que la mienne en rebondissements.
Bye

